Santé et objets connectés

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L’avancée technologique dans le domaine de la santé se manifeste entre autres par l’apparition massive d’objets connectés. De nos jours, il est par exemple possible de prendre son pouls, sa tension artérielle ou encore de calculer le nombre de pas effectués à l’aide d’un bracelet connecté. Les « wearables », les capteurs d’activité que l’on porte sur soi se déclinent sous toutes les formes : bracelets, montres, ceintures, vêtements etc. Très souvent, les données recueillies par ces objets connectés sont envoyés sur votre Smartphone vous permettant par exemple d’ajuster votre programme d’entrainement. Certains objets connectés sont donc très prometteurs en ce qui concerne l’amélioration de la prise en charge de plusieurs problèmes de santé publique. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de caisses maladie en Suisse s’y intéressent de très près.

L’intérêt des assureurs maladie suisses pour les objets connectés

Un objet connecté est doté d’un capteur et relié à internet. Il vous permet de mesurer vos propres paramètres tels que la prise de poids, le taux de glycémie ou encore les performances sportives. Ces gadgets vous aident à devenir acteur de votre santé. D’ailleurs, ces efforts sont récompensés par les caisses maladie en Suisse. En effet, plusieurs assureurs encouragent leurs assurés à faire des activités sportives afin de baisser leur prime.

Le système d’assurance maladie Suisse marche ainsi : toute personne résidant en Suisse doit obligatoirement souscrire une assurance maladie de base. Les montants de primes de l’année suivante sont communiqués le 31 Octobre de l’année en cours. Ces primes correspondent à la cotisation mensuelle à l’assurance maladie. Elles peuvent être revues à la baisse en optant pour un modèle d’assurance particulier ou en changeant de caisse maladie. Il est aussi possible que l’utilisation d’un objet connecté pour suivre sa santé permette de bénéficier d’une prime moins élevée. Certaines caisses proposent un bonus à leurs assurés à condition que ceux-ci acceptent une surveillance électronique du nombre de pas qu’ils effectuent chaque jour. L’idée s’inscrit dans un contexte de hausse de hausse constante des coûts de la santé.Cependant, il faut savoir que les primes de l’assurance maladie de base Suisse ne dépendent pas de l’état de santé de l’assuré (toute personne vivant en suisse doit être assurée et la demande doit être acceptée) donc les gadgets connectés n’auront pas d’influence. Par contre les compagnies d’assurance privées auront plus de libertés en matière d’utilisation de technologie dans leur politique de primes.

Les points négatifs des objets connectés

Bien que les objets connectés fournissent des données qui peuvent être utiles, ils présentent quelques inconvénients notamment la confidentialité des données récoltées et le fait que ces gadgets soient potentiellement piratables. Mais la tendance est là, l’utilisation d’objets connectés se répandra de plus en plus dans les années à venir pour le plus grand bonheur des sociétés d’assurance. Les objets connectés ont déjà été utilisés par les assureurs automobiles pour récompenser les conducteurs prudents par exemple. Il ne Restera plus qu’à espérer que les assureurs maladie n’utilisent pas de manière perverse les données de leurs assurés.