Pouvoir d’achat : la revente s’impose comme un pilier

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La revente d’objets d’occasion n’est plus une pratique ponctuelle, mais un réflexe économique structurel. Selon l’étude annuelle eBay Recommerce Report 2026, 55 % des vendeurs français déclarent que les revenus tirés de leurs ventes apportent un soutien important au budget de leur foyer, un chiffre nettement supérieur à la moyenne mondiale de 40 %.

Pouvoir d’achat : la revente s’impose comme un pilier

Les Français se distinguent aussi dans l’achat de seconde main, c’est-à-dire d’objets d’occasion, en ligne. Selon la même étude, 45,2 % d’entre eux achètent d’occasion exclusivement sur Internet, contre une moyenne mondiale de 27,8 %. Chez les personnes qui n’ont jamais acheté d’occasion, l’argument financier reste le premier levier : 45 % d’entre elles indiquent que la perspective d’économies pourrait les faire changer d’avis.

Des intentions d’achat en hausse

La tendance ne montre pas de signe d’essoufflement. L’étude indique que 32 % des Français prévoient d’augmenter leurs achats de seconde main au cours des douze prochains mois, soit un taux supérieur de 7 points à la moyenne internationale. Si la recherche d’économies a d’abord porté le marché, des motivations environnementales plus affirmées viennent désormais pérenniser cette habitude.

Ainsi, 80 % des vendeurs français interrogés citent l’allongement de la durée de vie des produits parmi les bénéfices écologiques de la revente, soit 9 points de plus que la moyenne mondiale. Par ailleurs, 65 % des répondants placent la dimension écologique parmi leurs trois principaux motifs d’achat d’occasion, contre 50 % enregistrés en 2025.

Deux spécificités françaises

Le comportement des consommateurs français se distingue par deux traits : l’ouverture aux achats à l’international et le besoin de confiance entre particuliers. D’un côté, 34 % des vendeurs français ont vendu à l’étranger au cours des douze derniers mois, contre 22 % dans le monde. Côté acheteurs, 47 % se disent à l’aise pour acheter auprès de vendeurs internationaux, principalement pour de meilleurs prix (52 %), un choix plus vaste (44 %) ou des pièces rares (42 %).

De l’autre, 45 % des personnes interrogées privilégient l’achat auprès de vendeurs particuliers, contre 32 % à l’échelle mondiale. La confiance pèse lourd : 25 % des Français préfèrent acheter auprès d’un vendeur en qui ils ont déjà confiance, quitte à payer un prix légèrement supérieur.

Des usages profondément modifiés

Pour Sarah Tayeb, directrice générale d’eBay France, le phénomène traduit une transformation profonde des usages : « En France, la seconde main est devenue un véritable réflexe de consommation, qui répond à des attentes à la fois économiques et environnementales. » Elle ajoute que l’enjeu consiste à « rendre l’achat et la vente de seconde main toujours plus simples et accessibles, tout en renforçant la confiance entre acheteurs et vendeurs ».

À l’échelle mondiale, Jamie Iannone, PDG d’eBay, souligne la pérennité de cette évolution : « Comme le montre ce rapport, de plus en plus de personnes se tournent vers la seconde main pour les avantages qu’elle offre en matière de prix, de choix et d’opportunités économiques ».

Pour répondre à ces exigences de fluidité et de réassurance, la plateforme a fait évoluer son modèle. Elle a supprimé les frais de vente pour les particuliers, intégré des outils d’intelligence artificielle pour la rédaction des annonces et déployé un service de vérification d’authenticité confié à des experts pour les articles de mode et de luxe.

Méthodologie : l’étude repose sur deux enquêtes en ligne menées par le cabinet Bounce Insights à l’été 2026. Le volet consommateurs a interrogé 10 523 personnes dans 10 pays, dont un échantillon représentatif de 1 047 consommateurs en France. Le volet vendeurs a porté sur 1 707 vendeurs eBay répartis dans sept pays, dont la France.

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