Cyberharcèlement : le Momo Challenge est loin d'être une pure fiction

Le « Momo challenge » a affolé les média en Amérique du Sud l’an dernier : un sordide challenge porté et amplifié par les réseaux sociaux sur fond de cyber-harcèlement et de suicides.
Si on sait maintenant que le Momo challenge n’a jamais vraiment existé, il souligne toutefois les dangers très réels du cyber-harcèlement.

Qu’est ce que le Momo Challenge ?

Le Momo Challenge se présentait sous la forme suivante : un numéro inconnu propose via Whatsapp des défis à de jeunes adolescents.

Celui ou celle qui se cachait anonymement derrière le pseudonyme de « momo » affirmait rapidement être en possession d’éléments compromettants sur sa victime (des vidéos piratées de jeunes adolescents en train de se masturber ou des nudes) et menaçait de les révéler si l’ado refusait de relever ces défis de plus en plus dangereux.

Cyberharcèlement : le Momo Challenge est loin d'être une pure fiction

Ce qui était à l’origine une simple blague lancée par un internaute argentin a donné des idées à de nombreuses personnes.

De fausses rumeurs sur le suicide de victimes ont été lancées par la suite, et un film serait même à l’étude en ce moment même.

S’il s’agit ici d’un challenge fictif, il a tout de même mis en lumière un risque très réel, qui a amené les autorités à mettre en garde les plus jeunes sur les risques du cyber-harcèlement :

Si un tel phénomène intéresse aujourd’hui Hollywood, ce n’est pas que pour son caractère spectaculaire, c’est aussi parce que ce sujet est au cœur d’une toute nouvelle forme de menace qui pèse sur nous, sans que nous nous en rendions forcément compte.

Le cyber-harcèlement se développe dangereusement

Plusieurs organismes, comme la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), tentent de sensibiliser la population à ces nouvelles menaces et proposent différentes aides et actions pour lutter contre cette nouvelle forme de harcèlement.

Cyberharcèlement : le Momo Challenge est loin d'être une pure fiction #2

Ce n’est malheureusement pas suffisant, 40 % des 13-17 ans avouant avoir déjà subi une forme de harcèlement en ligne alors que le nombre de plaintes concernant ces actes reste faible.

Très sensible à ce sujet, Enea Angelo Trevisan, fondateur d’Ealixir, veut mettre fin au silence et à l’ignorance qui entoure cette question :

Les écoles et les familles sous-estiment souvent le rôle du web dans la vie des enfants. Cela est dû au fait que les générations les plus âgées sont nées et ont grandi sans internet, elles ont donc du mal à se rapprocher de leurs enfants.

Il faut sensibiliser les jeunes générations aux dangers du web

Ealixir est une entreprise qui défend activement le droit à l’oubli, et veut permettre aux futures générations de profiter du web et de ses ressources sans crainte, de manière plus saine et plus sécurisée. C’est pourquoi, elle a récemment développé une nouvelle branche qui s’adresse directement aux plus jeunes usagers.

Cyberharcèlement : le Momo Challenge est loin d'être une pure fiction #3

Trevisan nous explique que :

Nous organisons des ateliers avec des enfants dans les écoles pour sensibiliser les nouvelles générations des dangers du web. À leur jeune âge, les enfants voient internet comme un immense terrain de jeu : nous leur apprenons à ne pas faire confiance aux étrangers et à réfléchir aux conséquences de leurs actions virtuelles, exactement comme dans la vie réelle.

Enea Angelo Trevisan l’a bien compris, si internet semble déjà omniprésent dans notre quotidien, ce phénomène va encore s’accélérer et il faut prendre dès maintenant conscience des dérives potentielles.

Une classe dirigeante nouvelle possédant une connaissance plus approfondie du web et de la technologie numérique doit se développer et intervenir.

C’est son objectif au long terme pour contrer les menaces et laisser ainsi la nouvelle génération se construire en toute sécurité.

Momo challenge

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